Quelle est la position des différents partis politiques sur le refinancement de l’enseignement supérieur ?

Le refinancement est un enjeu primordial pointé par les acteurs de l’enseignement supérieur pour les élections 2019. Quelle est la position des différents partis sur le sujet ? La Fédération des Corps Scientifiques (FéNICS), qui représente plus de 7000 scientifiques en FWB, les a recueillies pour vous.

Tous les détails, avec notamment un tableau résumant les réponses des partis à nos questions, sont disponibles sur notre page La position des partis sur le refinancement de l’enseignement supérieur

Pour le climat, les scientifiques des universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles en toge et blouse blanche dans la rue ce vendredi 15 mars

Face aux mesures insuffisantes et aux réponses condescendantes données  aux élèves du secondaire qui manifestent toutes les semaines pour le climat, les Corps scientifiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles se joindront à la grève internationale pour le climat de ce 15 mars.

 

Les écoliers de Belgique ont réussi à mettre au coeur de l’agenda politique la question climatique. A l’approche des élections, plus aucune formation politique ne pourra faire l’impasse sur le sujet. Pourtant, certaines d’entre elles freinent des quatre fers la loi climat, qualifient les marches du jeudi de manifestations infantiles et véhiculent des contre-vérités. Pour les corps scientifiques de l’UCLouvain, de l’ULB, de l’UMons, de l’UNamur,de l’USaint-Louis et de l’ULiège, soit près de  7000 personnes, la parole des scientifiques et l’appel des élèves doivent être écoutés.

 

Ils estiment qu’il est plus que jamais de leur devoir de rappeler que les inquiétudes des écoliers sont appuyées par les données scientifiques les plus solides. C’est pourquoi, ils appellent les scientifiques à porter la toge ou la blouse blanche des laborantins et à se joindre aux marches de ce vendredi pour battre le pavé avant qu’il ne soit trop chaud.

 

À Louvain-la-Neuve, les scientifiques de l’UCLouvain défileront en nombre en blouse blanche avec les élèves. Ils organiseront également des débats dans les sur l’enjeu du climat, notamment avec le professeur Jean-Pascal Van Ypersele.

À l’ULB, des climatologues prendront la parole sur le campus du Solbosch à midi. Ensuite, le cortège composé de toges noires et de blouses blanches rejoindra la marche du centre-ville.

À Saint Louis, les scientifiques se joindront à la marche qui passera devant leurs portes. De plus, ils comptent profiter de cette journée/semaine pour aborder la question climatique dans les différentes disciplines.

À Namur, UNamur for Climate et les sections locales de Youth for climate et Students for climate co-organisent un rassemblement sur la place d’Armes de 11h à 13h, avec le soutien du CORSCI Unamur.

À Mons, le corps scientifique prendra part au cortège qui partira à 10h30 (RDV à 10h) de la Place Léopold, face à la Gare de Mons.
À Liège, les scientifiques rejoindront le rassemblement organisé par Youth for Climate et Sudents for Climate à la gare des Guillemins de 10h à 12h.

Ils enjoignent les pouvoirs publics à suivre les recommandations du GIEC afin de mettre en place les changements nécessaires en termes d’énergie, d’industrie, d’utilisation des sols, d’organisation des villes, de transport et d’infrastructures afin d’en réduire massivement l’empreinte carbone[1].

Blaise Godefroid, co-président du Corps Scientifique de l’ULB, commente : « Je serai en grève vendredi, car la responsabilité humaine dans le dérèglement climatique n’est plus à démontrer. Ceux qui veulent faire croire le contraire ou minimiser les conséquences de ce dérèglement sont soit fous, soit guidés par des intérêts personnels. Il est urgent que les pouvoirs politiques enclenchent une transition forte. » avant d’ajouter « Nous tenons à féliciter et à encourager les écoliers. Ce qu’ils ont réussi, est à la fois impressionnant et inspirant. ».

Contacts presse :

ULB : Blaise Godefroid, Co-président CORSCI | 0488 45 68 97 | blaise.godefroid@ulb.ac.be

UCLouvain : Christine Frison, vice-présidente CORSCI | 0473 88 68 73 | christine.frison@uclouvain.be et Olivier Malay, président CORSCI +32 (0)10 47 30 69

USL : Loïc Cobut, CORSCI | 0498 75 02 34 | loic.cobut@usaintlouis.be

UNamur : Eric Cornelis, président CORSCI | 0476 59 51 81 |  eric.cornelis@unamur.be

ULiège : Christophe Becco, président CORSCI | 0497 08 92 98 | c.becco@uliege.be

UMons : Nicolas Dupont, président CORSCI | 0497 87 08 02 |  nicolas.dupont@umons.ac.be

 

[1] https://www.ipcc.ch/sr15/chapter/summary-for-policy-makers/

La FéNICS à la base d’un nouveau décret améliorant notamment la situation des scientifiques de nos universités

La FéNICS avait interpellé le cabinet Marcourt pour faire rectifier certaines parties des textes légaux concernant les scientifiques, notamment pour améliorer leur situation sur certains points.

La FéNICS a été entendue et un décret reprenant notamment nos demandes vient d’être adopté ce 6 février 2019, à l’unanimité, par le Parlement de la FWB.

Voici les principaux points concernant les scientifiques repris dans ce décret (le texte in extenso est disponible ici)

1. Suivant la loi, seuls les logisticiens de recherche (payés sur l’allocation de fonctionnement) qui n’avaient pas de thèse pouvaient être promus au grade de premier logisticien de recherche. Cette aberration est supprimée.

Maintenant, tous les logisticiens de recherches, comptant au moins quatre années d’ancienneté scientifique au grade de logisticien de recherche, peuvent être promus au grade de premier logisticien de recherche.

2. Pour passer au grade d’agrégé de faculté, les chefs de travaux devaient obtenir le diplôme d’agrégé de l’enseignement supérieur, diplôme supprimé par le décret Bologne

Maintenant les chefs de travaux comptant au moins douze années d’ancienneté scientifique dont deux au moins comme chef de travaux peuvent être nommés agrégés de faculté

3. Le nombre maximum de jours de congés exceptionnels (pour mariage, naissance, etc.) passe de 8 à 14 jours par an

4. Pour les chercheurs sur contrat (régis par le décret du 19 juillet 1991), il fallait nécessairement passer par le grade de premier logisticien de recherche (et y rester au moins 4 ans) pour accéder au grade de logisticien de recherche principal (niveau C).

Maintenant ceux qui ont une thèse et au moins 12 ans d’ancienneté scientifique peuvent accéder « directement » au grade de logisticien de recherche principal (niveau C).

5. Pour les chercheurs sur contrat (régis par le décret du 19 juillet 1991), les conditions de diplôme du 2nd cycle de la FWB ou de diplôme équivalent reprennent aussi maintenant les diplômes « similaires » (p.ex. de la communauté flamande) sans devoir demander l’équivalence pour ceux-ci.

Nous ne pouvons que nous féliciter de l’écoute que la FéNICS a obtenue du ministre Marcourt.

La FéNICS fédère l’ensemble des acteurs de la communauté universitaire : étudiants, académiques, scientifiques, personnel administratif et technique pour demander le refinancement des universités

La FéNICS a pris l’initiative d’une carte blanche « Refinancez nos universités : investissez dans l’avenir de la FWB » publiée dans le Soir ce 30 janvier 2019.

Elle a, pour la première fois, réussi à fédérer l’ensemble des acteurs du monde universitaire pour adhérer à cette demande. En effet, outre la FéNICS, et donc tous les corps scientifiques, sont également signataires de cette carte blanche : les corps étudiants, académiques et des personnels administratifs et techniques de toutes nos universités, la FEF et Objectif Recherche.

La FéNICS tient à signaler qu’elle ne s’associe pas aux déclarations de Julien Nicaise et lui laisse l’entière responsabilité de ses propos concernant l’enseignement secondaire.

Solidarity of FéNICS with researchers victims of repression in Turkey

The FéNICS wishes to express its support to all scholars and professors in Turkey who struggle for freedom of speech and academic freedom. It denounces the inadmissible consequences of purges on Turkish researchers, especially on the youngest and most vulnerable ones. With this dismantling of academic freedom, with dismissals and persecutions, the state of emergency jeopardizes an independent, innovative and pluralist tradition of research. We salute the courage of all students, scholars, professors (especially Academics for Peace), of all actors from the intellectual, literary and artistic worlds who continue to raise their voices despite threats and intimidation.

In Belgium, we call upon/encourage academic institutions/universities to mobilise the media and to raise public awareness; we call upon public authorities to establish academic chairs for threatened scholars from Turkey, following the example of the Free University of Brussels (ULB). The solidarity movement started with other European universities must continue and be coordinated also in our country, if possible through the Council of francophone rectors and ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur).

 

FéNICS – Fédération Nouvelle Interuniversitaire des Corps Scientifiques (Belgique francophone)

FéNICS is composed of representatives of Scientific Bodies from 6 Universities: the Free University of Brussels (ULB), the Université catholique de Louvain (UCL), the University of Namur (UNamur), the University of Liège (ULg), the University of Mons (UMons) and the University Saint-Louis of Brussels (USL-B).

Solidarité de la FéNICS avec les chercheurs victimes de la répression en Turquie

La FéNICS désire affirmer son soutien à tous les chercheurs et enseignants de Turquie qui se battent pour la liberté d’expression et la liberté académique. Elle dénonce les conséquences inadmissibles des purges sur les chercheurs turcs, en particulier sur les plus jeunes et les plus vulnérables. Avec ce démantèlement de la liberté académique, avec les limogeages et les persécutions, l’état d’urgence met en péril une tradition de recherche indépendante, novatrice et plurielle. Nous saluons le courage de tous les étudiants, les chercheurs, les professeurs (en particulier les Universitaires pour la Paix), de tous les acteurs du monde intellectuel, littéraire et artistique qui continuent à faire entendre leur voix malgré les menaces.

En Belgique, nous appelons les instances universitaires à mobiliser les médias et à sensibiliser l’opinion publique ; nous appelons les pouvoirs publics à créer des chaires d’urgence pour accueillir des chercheurs menacés de Turquie, à l’exemple de ce qui a été fait à l’ULB. Le mouvement de solidarité entamé avec d’autres universités européennes doit se poursuivre et se coordonner aussi dans notre pays, si possible au niveau du Conseil des recteurs francophones et de l’ARES.

 

La Fédération Nouvelle Interuniversitaire des Corps Scientifiques (Belgique francophone)

Journée de la FéNICS du 26 mai 2016

Le 26 mai dernier, malgré l’absence de transports en commun, des chercheurs de toutes les institutions de Fédération Wallonie-Bruxelles se sont réunis à Louvain-la-Neuve pour la première journée de la FéNICS.

A cette occasion, les objectifs et actions de la FéNICS ont été annoncés et un débat sur le financement et l’organisation de la recherche en Belgique francophone a eu lieu.

Intéressés par nos objectifs? Suivez ce lien pour lire le discours du 26 mai 2016