La position des partis sur le refinancement de l’enseignement supérieur

 Le refinancement est un enjeu primordial pointé par les acteurs de l’enseignement supérieur pour les élections 2019. Quelle est la position des différents partis sur le sujet ? La Fédération des Corps Scientifiques (FéNICS), qui représente plus de 7000 scientifiques en FWB, les a recueillies pour vous.


Dans une carte blanche publiée le 29 janvier dernier dans le Soir, l’ensemble des associations de scientifiques, d’académiques, du personnel adminsitratif et technique et des associations étudiantes des six universités de Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) tiraient la sonnette d’alarme quant au sous-financement de l’enseignement supérieur. Pour Éric Cornélis, président de la Fédération des Corps Scientifiques (FéNICS) : “La refinancement est la priorité numéro 1 portée par les acteurs du secteur. Il conditionne la bonne réalisation de l’ensemble de nos différentes missions d’enseignement, de recherche et de service à la société”.

Les Corps scientifiques des universités de FWB ont donc profité de la période électorale pour rencontrer l’ensemble des partis francophones et les sonder sur cet enjeu :“Comptez-vous refinancer l’enseignement supérieur, en utilisant les leviers communautaires, régionaux et fédéraux ?”. Il ressort des rencontres et des échanges de mail qu’à l’exception du MR, l’ensemble des partis s’est engagé à refinancer l’enseignement supérieur et à sortir de l’enveloppe fermée.

Le comparatif, disponible ci-dessous, épingle particulièrement le Mouvement Réformateur (MR), qui ne s’engage pas clairement à augmenter les moyens de l’enseignement supérieur et reste dans un certain flou. Alors que les questions étaient claires, le flou des réponses reçues laisse craindre que le refinancement ne soit pas une priorité du MR. Eric Cornélis commente : “La réponse du MR n’est pas celle que nous attendions, ils semblent passer à côté de l’enjeu. Investir dans l’éducation et la recherche, c’est investir dans l’avenir. Nous saluons les réponses des autres partis, mais ce sont des promesses. Nous serons attentifs à ce qu’elles soient tenues pendant les cinq prochaines années”.

Concernant la réforme des pensions du personnel académique, autre enjeu qui a mobilisé plus de 10 300 académiques du Nord et du Sud du pays dans une pétition en décembre 2018 : l’ensemble des partis francophones souhaitent un système qui intègre les spécificités des carrières universitaires. Seul le MR va à contresens et plaide pour la suppression des tantièmes préférentiels.

Pour attribuer les mentions (positif, vague, négatif), nous avons pris les critères suivants en compte :

  • adéquation avec l’état des besoins identifiés par l’ARES et le mémorandum des recteurs ;
  • pertinence par rapport à la problématique et par rapport au niveau de pouvoir interrogé (fédéral et communautaire) ;
  • caractère plus ou moins concret des réponses ;
  • adéquation avec la vision de l’enseignement porté par la FéNICS ;
  • adéquation avec les revendications des universitaires à propos des pensions (Cf. pétition).


Vous pouvez aussi retrouver le tableau complet détaillant les positions des différents partis.

Pour de plus amples informations, consultez les programmes des partis et les informations complémentaires qu’ils nous ont fournies :

Ecolo https://ecolo.be/enseignement/ ( https://ruche.ecolo.be/ruche/public/447a11 )
CdH http://www.lecdh.be/sites/default/files/inline/files/programme.cdh.wallonie_1.pdf (page 39)
et leur complément d’information pour la FéNICS
MR http://www.mr.be/projet/enseignement/#
Défi https://defi.eu/wp-content/uploads/2019/04/Programme-FWB-2019_defi.pdf (page 26)
et leur complément d’information pour la FéNICS
PTB https://www.ptb.be/un_enseignement_qui_fait_briller_tout_le_monde
PS https://www.ps.be/Content/Uploads/Programme UE,Fédéral, FWB, Wallonie.docx (page 551)